Grève carburants: "La reprise devrait être effective" ce jeudi

Au centre du conflit, la spécificité du transport de matières dangereuses et l'amélioration des conditions de travail. Lancée vendredi dernier, en plein week-end de l'Ascension, la grève des transporteurs de carburants a été reconduite ce mercredi à l'initiative de la CGT-Transports entrainant des pénuries d'essence à plusieurs endroits, dont en Bretagne (à la marge).

"La préfecture de police de Paris a eu beau démentir toute " pénurie " de carburants et inciter les automobilistes à ne pas " développer de surconsommation préventive ", nombreux sont ceux qui ont dû chercher pour trouver du carburant. La CGT Transports à l'origine de cette grève a salué mercredi soir "des avancées significatives" à l'issue d'une réunion de plus de deux heures au ministères des Transports. La CGT Transports revendique notamment une durée journalière de travail maximale de 10 heures, un suivi médical semestriel spécifique, un taux horaire minimal de 14 euros de l'heure et un treizième mois, une demande partagée par l'ensemble des syndicats.

Les syndicats de salariés ont obtenu un agenda pour parvenir à de meilleures conditions de travail et de santé.

"On devrait en principe retrouver une situation normale aujourd'hui", a indiqué Fabrice Michaud, porte-parole de la fédération CGT des Transports, en précisant toutefois que des assemblées générales étaient toujours en cours. Elle est observée par une large majorité de chauffeurs franciliens, selon la CGT, ce que contestent les fédérations patronales FNTR et TLF.

Bien qu'un peu de patience soit encore nécessaire, pour savoir si la station proche de chez vous a pu rouvrir ses pompes, jetez un œil à la carte.

L'application mon-essence.fr, élaborée à partir des informations remontées par les abonnés, recensait à la mi-journée environ 850 stations touchées en France, dont 429 en rupture totale (contre 252 mardi soir).

Mais rien que dans le réseau Total, le nombre de stations en rupture en Ile-de-France a doublé en 24 heures, pour atteindre 83, soit un quart des stations franciliennes (4% à l'échelle nationale), selon le groupe.

Les autorités, comme les professionnels, cherchent à éviter une pénurie créée par un effet de panique, comme au printemps 2016 lors des grèves contre la loi travail.

De son côté, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner a appelé les automobilistes à ne pas "céder à la panique", soulignant que "toutes les stations [étaient] approvisionnées". Le gouvernement "est attentif", a-t-il ajouté.

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